L’insaisissable légèreté de l’instant

La photographie, mon atelier nomade

À l’époque où mon précédent métier me monopolisait douze à quinze heures par jour, loin de tout atelier, il me restait une liberté : regarder.

Mon œil demeurait en éveil, attentif à la poésie discrète du monde.

La photographie s’est nourrie de cette nécessité. Saisir la lumière d’une architecture, l’élan d’une silhouette, la délicatesse d’un reflet ou la fugacité d’une ombre et de son opposée lumière.

Ces images retracent cette quête silencieuse. Elles racontent mon besoin de retenir la saisissable légèreté de l'instant et à en révéler la grâce passagère.

Bien avant de pouvoir retrouver pleinement la peinture, la photographie a constitué mon atelier nomade et a nourri ma nécessité créative.

Aujourd'hui encore, elle m’accompagne aussi bien dans mes déambulations que dans mon travail à l’atelier. Tantôt rencontres furtives avec le réel, tantôt instants suspendus. Avec pour même intention celle de révéler la poésie cachée du monde et de ses imaginaires.